13.02.2010

Chaises kévinées

Par Appas

Automne-1.jpg

Contrairement aux autres végétaux, les chaises de café, en automne, se couvrent de feuilles En vous asseyant, vous couvrez des feuilles  Si vous perdez vos feuilles de journal elles iront rejoindre les autres Que lit-on sur les feuilles des chaises, sinon le récit, chaque fois différent, d'un été qui fut éclatant de beauté bleue Votre beauté éclate Riez-vous aux éclats Sur le trottoir, les débris de la joyeuse vitrine Aimiez-vous les millefeuilles de la pâtisserie Tout part en miettes Vous ne partez pas en miettes Vous partez Ce qui vous arrive, c'est un départ Vous arrivez à partir La lumière d'automne vous va à ravir Vous ravissez la lumière Elle vous captive Libérez la princesse Une pince monseigneur pour briser ses fers Un prince, un seigneur, pour briser ses nerfs Où sont mes chaises, maintenant ? Pas d'une écriture nerveuse, d'une chaleur douce  D'un dernier soleil

Commentaires

C'est bien sympathique, comme une petite brise...

Écrit par : La Plume et la Page | 14.02.2010

Répondre à ce commentaire

L'idée est originale et la manière de l'exprimer encore plus. Un texte plein de sensibilité, très psychologique.

Écrit par : M1 | 14.02.2010

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.