21.11.2010
Préméditation
Par Amarine
Si elle savait que je suis en train de m'approcher, elle fuirait... Je la croise souvent dehors, mais elle cherche toujours à m'éviter. Comme les autres.
Cette fois-ci, en tout cas, je ne lui laisserai pas le choix. Elle ne pourra rien dire, rien faire pour m'en empêcher.
Il faut que je m'approche tout doucement, en me faisant plus léger que l'air même. Elle ne doit surtout pas suspecter ma présence.
Elle est là, à la fenêtre, absorbée par le spectacle du dehors et sa respiration est calme.
Inspiration, expiration... Petit cercle de buée sur la fenêtre.
Elle a l'air si fragile. La victime idéale.
Je l'ai suivie jusqu'ici. J'étais là dans le hall, caché au milieu des touristes. J'étais là avec elle dans l'ascenseur... mais elle a fait comme si je n'existais pas.
Alors j'ai attendu patiemment dans le couloir de l'hôtel, et me suis faufilé discrètement dans sa chambre quand l'homme est reparti.
Je m'occuperai de lui plus tard. Chaque chose en son temps.
Je m'approche encore.
Ses jambes dénudées, par un froid pareil... Quelle provocation ! Elle l'aura bien mérité, après tout.
Je suis tout près, maintenant. Inspiration, expiration...
Elle est à ma merci. Une fois qu'elle sera sous ma domination, elle n'aura plus la force de se débattre, plus de voix pour crier.
Expiration. Je l'enveloppe. Inspiration...
Et le virus infectieux pénétra profondément dans les voies respiratoires de la jeune fille.
18:39 Publié dans Jeu n°5 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





Commentaires
Écrit par : Thé Citron | 21.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Amarine | 21.11.2010
Écrit par : Amarine | 21.11.2010
Écrit par : CecilB2000 | 25.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Georges | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Izzie | 28.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : L'Oeil qui court | 14.01.2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.