Par Fanny
Elle frissonne en regardant les flocons tourbillonner dans l'air glacé de novembre. Il est cinq heures de l'après midi, dehors il fait déjà nuit et dans sa tête c'est le big bazar. Elle aimerait tellement avoir l'illumination, le truc qui fait tilt comme dans les BD : "Eureka, j'ai trouvé la formule magique !" Mais non, c'est loin d'être le cas. Elle regrette tout ce temps perdu à mater des conneries sur internet. Si elle avait bossé ses cours à la place, elle n'en serait pas là aujourd'hui, plantée devant sa fenêtre à regarder la neige tomber en rêvant d'ailleurs, d'être n'importe où sauf ici...
Pourtant, tôt ou tard il va bien falloir qu'elle s'y mette, elle sait qu'elle ne pourra pas se défiler longtemps si elle veut encore se regarder en face sans avoir honte. Oui, mais... Ah des "oui mais" il y en a eu des tonnes ces derniers temps. Remettre à plus tard, sa grande spécialité. "Quand ma vie va t'elle enfin commencer ?", soupire t-elle devant sa fenêtre.
Elle ne sait plus quoi faire, attendre encore, mais quoi, le déluge ? Elle aimerait entrer en hibernation et se réveiller fraîche comme Lova Moore dans la rosée du printemps et surtout avec la certitude d'avoir trouver sa place sur cette terre. Mais sa fierté mal placée l'empêche d'avancer, sa peur de l'échec la paralyse. Et l'opinion des autres, n'en parlons pas. Elle a l'impression d'être dans une impasse, un no man's land. Comment pourrait-elle seulement imaginer se jeter à l'eau par cette sinistre soirée d'hiver... Et puis d'un coup d'un seul, le déclic, "Allez ce soir je me lance, it's now or never, advienne que pourra." Après un dernier coup d'oeil à l'hiver qui s'installe, elle s'assoit à sa table et commence à écrire. Après tout, se dit-elle, si Marc Lévy est écrivain, pourquoi pas elle ? Pour la première fois de sa vie, elle décide de se faire confiance, peu importe le résultat. Et puis, il y aussi Guillaume Musso...
Commentaires
Écrit par : patou | 25.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Izzie | 28.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : monsieurnormal | 31.12.2010
Répondre à ce commentaireCe n'est pas pareil. "Mireille, il faut que j'appelle Mireille"
"Allo Mireille, tu peux passer ? J'ai quelque chose à te lire. Tu peux rapporter du papier ?... Oui des feuilles blanches, quoi. Simples. Des copies oui, ça ira aussi."
Écrit par : L'Oeil qui court | 14.01.2011
Répondre à ce commentairePatou, n'oublie jamais cette phrase d'un célèbre gourou indien : "Il faut savoir oser l'inconnu". Je cite de mémoire, hein.
Izzie, comment ça tu as des doutes sur la fraîcheur de Lova Moore ?
Monsieur normal, avec l'arrivée du printemps, j'espère bien que ça va donner de sublimes floraisons.
L'oeil qui court, merci pour cette jolie suite, ça fait plaisir que ces quelques lignes continuent leur existence par le biais d'une autre plume.
Écrit par : fanny | 05.02.2011
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